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Interview with Christophe Marion, incorporator of FinHarmony

  • Interview with Christophe Marion, incorporator of FinHarmony -
    This article was published in French

    Instantané publié le : 26/02/2003

    Christophe Marion - Directeur Fondateur de FinHarmony
    FinHarmony est un cabinet d’accompagnement des entreprises dans les projets d’harmonisation financière, notamment autour des normes IAS/IFRS. Les services de FinHarmony vont de l’évaluation des compétences jusqu’à l’expertise IFRS, en passant par la formation, les diagnostics de conformité ou l’accompagnement de transition.

    Est-il vrai que les métiers de la finance en entreprise sont en pleine mutation ?

    En pleine révolution ! Il y a dix ans, un directeur financier passait 80% de son temps à produire de l’information et 20% à l’analyser. Aujourd’hui, on lui demande de faire l’inverse. Le directeur financier doit devenir le "business partner" du dirigeant, c’est-à-dire l’alerter sur toutes problématiques dans son domaine, y compris, juridiques ou fiscales plutôt que simplement lui présenter les comptes. Le directeur financier doit donc quitter ce qu’il sait bien faire et devenir multispécialiste à forte valeur ajoutée - technicien et manager - capable de fonctionner en réseau et de faire collaborer des équipes.

    Quels sont les impacts de ces changements ?

    Plus de stress pour les directeurs financiers, qui se voient confier une énorme responsabilité. En effet, on leur demande désormais la publication des comptes mais également leur analyse, tout cela en temps réel.

    Par ailleurs, depuis 10 ans, les groupes industriels du CAC 40 ont doublé de volume et se sont fortement internationalisés, ce qui a encore complexifié le travail du directeur financier. Il lui faut par exemple intégrer des résultats produits par des employés qu’il n’a pas formé, voire qu’il ne connaît pas, qui n’ont pas la même culture ni les mêmes outils et qui ne comprennent pas forcément ses besoins.

    C’est encore du stress supplémentaire.

    En quoi les ERP viennent-ils aider les directeurs financiers à regagner de la sérénité ?

    L’ERP est un élément essentiel mais, a contrario, il ne doit pas être considéré comme une fin en soi. Il a permis de limiter les référentiels de données, d’accélérer la combinaison de comptes, etc. L’offre FMS de PeopleSoft va plus loin en proposant un portail financier, facilitant ainsi la délégation des tâches.

    Cependant, comme l’indique le sociologue Yves Lasfargue, nous sommes passés d’une civilisation de la "peine" à une civilisation de la "panne". Autrement dit, si l’automatisation de nombreuses tâches sans grande valeur ajoutée proposé par l’ERP va dans le bon sens, il faut faire très attention à l’idée de délégation faisant de chaque employé un "directeur financier".

    Mal maîtrisé, il s’agit d’une source potentielle de nombreuses erreurs, qui engageraient la responsabilité du véritable directeur financier. Il doit donc accompagner ses équipes, développer une véritable dimension management, et généraliser le contrôle interne, à savoir les process mis en œuvre pour atteindre les objectifs fixés, ce qui doit devenir l’affaire de tous.

    Quels sont les atouts de PeopleSoft Financial Management Solutions ?

    Nonobstant ses avantages technologiques, FMS est vraiment adapté aux normes IAS/IFRS. Les IAS/IFRS imposent plus de transparence, le suivi d’un certain nombre de nouvelles données et un traitement différent pour certaines données existantes. Elles ne s’accompagnent d’aucune marche à suivre bien définie pour les entreprises et sont extrêmement complexes à mettre en œuvre.

    Beaucoup des ERP du marché ne sont pas capables de répondre à ce nouveau type d’exigence, contrairement à PeopleSoft FMS.

    Pourquoi avez-vous créé Finharmony ?

    Le cabinet a deux ans. Je savais depuis toujours que je concrétiserai mon souhait de devenir entrepreneur. C’est après 15 ans passés au sein de grands cabinets d’audit que j’ai franchi le pas. On apprend beaucoup au sein de ces cabinets, mais, un jour nous vient l’envie de créer son entreprise pour mettre tout cela en pratique.