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Si XBRL est si important, pourquoi en parle-t-on si peu ?

  • XBRL représente la promesse d’une information financière enfin exploitable par informatique : finies les saisies manuelles, finis les problèmes d’interfaces entre les différents systèmes, finis les problèmes de traduction. C’est une telle avancée que l’on se demande pourquoi on n’en parle pas plus. En particulier en France, le silence est assourdissant. Comment cela s’explique-t-il ?

    En fait la France n’est pas en retard, c’est plutôt le contraire - et c’est bien là le problème. En France, pays de Descartes, on a réfléchi depuis longtemps à un format standardisé pour l’information financière. Avec un plan comptable général, des modèles d’états financiers, une liasse fiscale extrêmement précise et détaillée, il n’est pas si difficile de faire passer les états financiers d’un système à l’autre, car les données sont bien définies. Depuis plusieurs années, on a organisé l’échange de données informatisées (EDI) en matière financière, et il fonctionne de manière raisonnablement satisfaisante.

    En revanche, dans les pays sans tradition de plan comptable général, où les plans de comptes sont très différents d’une entreprise à l’autre, le besoin d’un système de communication est beaucoup plus criant. Dans ces pays, XBRL est donc une promesse beaucoup plus intéressante.

    Alors, si la France n’a pas immédiatement un besoin évident d’un langage commun, sa mise en place doitelle se faire sans la France ? Bien sûr que non. L’expérience a montré qu’à être trop en avance, on prend le risque de faire un choix technologique non suivi et de se retrouver marginalisé. Pour que les travaux réalisés en France sur l’échange de données informatisées ne connaissent pas le sort du Minitel à l’arrivée d’internet, il est urgent de s’y intéresser.