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Pleins feux sur XBRL

  • XBRL, c’est quoi ?

    XBRL est une norme internationale de format d’échange de données, pas un logiciel. Ce langage a été développé dans le cadre d’une association internationale, le W3C (pour World Wide Web Consortium), dont l’objectif est « d’amener le Web à réaliser son plein potentiel ». C’est le W3C qui a, en son temps, conçu l’autre grand format de données de l’internet : HTML. Comme son « ancêtre », XBRL est une norme ouverte : il n’y a pas de redevance à payer pour l’utiliser. La plupart des éditeurs de logiciels participent aux travaux sur XBRL, ainsi que de nombreux intervenants de la chaîne de l’information financière : agences de notation, cabinets d’audit, etc. En particulier, Microsoft, qui est membre, annonce que les prochaines versions d’Excel pourront récupérer des données au format XBRL. L’avenir d’XBRL s’annonce donc brillant.

    Quel est le principe ?

    Le principe général de fonctionnement est simple : comme tous les formats d’échange de données informatisées, XBRL repose sur l’étiquetage des données. Pour que des programmes informatiques puissent s’échanger de l’information, il faut (et il suffit) qu’il existe une norme pour reconnaître cette information. XBRL s’appuie donc sur un référentiel commun, la « taxonomie ». En tant que science, la taxonomie est la science du classement et du nommage. Pour illustrer la taxonomie, en matière de sciences du vivant, on dira par exemple : « ceci est un végétal, de la famille des arbres, sousfamille des arbres fruitiers, c’est un pommier ». La taxonomie fait donc office de dictionnaire : un recueil ordonné de définitions de termes. S’agissant d’échange d’information financière, les termes à définir sont les termes comptables et financiers. Justement, la comptabilité est déjà en elle-même une science du classement et du nommage : « ceci est une charge, catégorie frais de personnel, c’est le compte de charges sociales ». Il y a donc une correspondance assez naturelle entre information financière et XBRL.

    Du côté technique

    XBRL est un format spécifiquement lié à internet, basé sur une autre technologie, XML (eXtensible Mark-up Language). XML est le descendant du standard plus ancien SGML, qui a donné naissance à HTML. A la base du succès d’internet, HTML est essentiellement un système de mise en forme de l’information. Comme dans un traitement de texte, l’information et sa mise en forme (gras, italique, centré, etc.) ne sont pas séparées, mais directement incluses dans le cœur du document. XML ressemblerait plus à un tableur, où l’information est contenue dans une cellule, dont on peut accéder au contenu directement, sans lire le document en entier. Bien sûr, cela ne marche que si on sait précisément où trouver quelle information, d’où le rôle de la taxonomie. XBRL signifie eXtensible Business Reporting Language, c’est l’extension d’XML au domaine comptable et financier. Dans les deux cas, le X d’extensible signifie que la taxonomie n’est pas forcément figée, mais extensible : on peut ajouter de nouvelles définitions au fur et à mesure des besoins.

    Et pour les comptables ?

    On voit bien à quel point tout repose sur la taxonomie, ensemble de définitions partagées des termes financiers. Justement, le normalisateur comptable international, l’IASB, participe activement aux travaux sur XBRL et assure la promotion d’une taxonomie IFRS. En particulier, il a publié en mai 2005 la taxonomie IFRS GP (General Purpose). Elle a le statut de « définitive » et s’appuie sur les IFRS à la date du 31 décembre 2004, c’est-à-dire qu’elle correspond à la « plate-forme stable » des IFRS que les sociétés cotées européennes doivent appliquer depuis le 1er janvier 2005. Il existe un complément à cette taxonomie pour les institutions financières.