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Puisque la norme IAS 39 est très stricte en matière de couverture, comment peut-elle admettre les couvertures à base d’options ?

  • C’est connu, la norme IAS 39 est très contraignante en matière de couverture. Pour qu’une relation de couverture soit admise selon la norme (et que les mécanismes décrits dans l’article ci-contre puissent être mis en place), l’instrument de couverture et l’élément couvert doivent varier dans des proportions strictement encadrées : de 80% à 125%.

    Ces proportions doivent être vérifiées à chaque arrêté comptable, c’est le « test d’efficacité de la couverture » Dans ces conditions, comment la norme admet-t-elle une couverture réalisée à base d’options, puisque celle-ci est fondamentalement dissymétrique ?

    La couverture à base d’options est très différente d’une couverture réalisée par la mise en place d’un contrat ferme à terme, puisque avec une option l’entreprise conserve une partie du risque : le risque « positif ». Si le risque couvert ne se réalise pas, le sous-jacent (l’élément couvert) s’apprécie, et l’option est simplement abandonnée.

    De plus, comme nous l’indiquent les modèles de valorisation d’options (dont celui de Black and Scholes reste le plus connu), la valeur d’une option a deux composantes : la valeur intrinsèque, qui mesure l’écart entre le prix instantané du sous-jacent et le prix d’exercice de l’option, et la valeur temps, qui mesure l’espérance que l’option soit intéressante à terme. Par construction, à cause de la valeur temps, la variation de la valeur de l’option ne peut pas être égale à la variation du sous-jacent (l’élément couvert). Alors comment IAS 39 peut-elle accepter une option en couverture ?

    Tout simplement, grâce à une exception prévue au paragraphe 74.a : ce n’est pas l’option qui est considérée comme l’instrument de couverture, mais seulement la composante valeur intrinsèque. La valeur temps est alors un résidu, le « prix » de la couverture, en somme.