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Selon IFRS 2, la valeur des options octroyées n’est pas revue à chaque clôture. Pourquoi ?

  • Le principe de la nouvelle norme IFRS 2 est connu, et on sait que l’octroi de stock-options donne lieu à la constatation d’une charge. Mais beaucoup se demandent pourquoi la valeur des stock-options n’est pas revue à chaque clôture : en effet, si l’objectif est de constater la juste valeur de la charge pour l’entreprise, pourquoi ne pas faire évoluer cette juste valeur à chaque date de clôture ?

    Cette interrogation est légitime, mais résulte d’un malentendu sur ce qui constitue l’objectif de la norme. En effet, IFRS 2 ne vise pas à mesurer le gain dont va bénéficier le détenteur des stock-options. Même si cela constitue une information intéressante (surtout au titre d’une certaine curiosité), la comptabilité n’a jamais eu pour vocation de s’occuper de ce qui se passe dans le portefeuille des actionnaires de l’entreprise : l’information financière porte sur l’entreprise elle-même. IFRS 2 se place donc du point de vue de l’émetteur des stock-options, pas de celui du bénéficiaire. Or, de son point de vue, l’entreprise a bénéficié d’une ressource (le travail d’un salarié) en contrepartie d’instruments de capitaux propres qu’elle a émis. L’opération est terminée, et plus rien ne doit être comptabilisé.

    De la même façon, si un actionnaire apporte un actif à l’entreprise et se rémunère par de nouvelles actions (apport en nature), imagine-t-on de réévaluer le bien apporté si l’action de l’entreprise prend de la valeur le lendemain ? Non, bien sûr : du point de vue de l’entreprise, le bien a été apporté, c’est fini.

    Ainsi, on ne réévalue pas le service rendu lors de la fluctuation des actions.