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Les chiffres, oui, mais les lettres ? Pourquoi nous n’avons encore rien vu

  • Le 1er janvier 2006 est passé et la majorité des sociétés cotées ont terminé leur premier exercice en IFRS. En 2005, les impacts de ce passage ont été communiqués aux marchés financiers sous de multiples formes (communiqués de presse, présentations aux analystes, ou même publication d’états financiers 2004 « conformes pour l’essentiel aux normes IFRS » pour les groupes les plus avancés), et le monde de la finance se rassure en constatant que le chaos annoncé par certains n’a pas eu lieu.

    Toutefois, pour donner une image de la situation financière d’une société, les chiffres sont importants mais pas suffisants. Pour le moment, les groupes cotés ont indiqué en quoi leurs capitaux propres et leurs résultats sont différents en IFRS de ce qu’ils étaient d’après les derniers chiffres communiqués selon l’ancien référentiel. Mais à ce jour il manque encore un certain nombre d’informations que l’on peut légitimement attendre d’états financiers en IFRS.

    En particulier, les sociétés n’ont pas encore communiqué en détail sur les méthodes comptables employées et les hypothèses retenues. Or, lors de la première application, compte tenu de toutes les options disponibles, c’est bien cela qui est intéressant. Par exemple, concernant le test de perte de valeur, les IFRS ont eu très peu d’impact sur les chiffres publiés. En effet, en application de recommandations constantes de la COB, puis de l’AMF, les entreprises avaient généralement anticipé en normes françaises l’application d’IAS 36. Pourtant, l’information est importante : les entreprises se sont-elles basées sur la valeur d’utilité ou la valeur de cession ? Pour la détermination de la valeur d’utilité, quels taux ont été utilisés ?

    Vivement la publication des comptes 2005 !